Pour toutes ces raisons, à un peu plus de quarante ans, Mylène n'envisage pas de changer de vie.
Elle est plongée dans.«Notre hiérarchie préfère qu'on fasse du chiffre sur les stupéfiants plutôt que sur du racolage confie un policier de la brigade anticriminalité parisienne."Après les prisons, les hôpitaux, on a failli avoir les maisons closes.L'un des derniers lieux en France où malgré la législation, les travailleuses du sexe affirment travailler en liberté.Mais pour elle, il n'est pas question de quitter les lieux et de rejoindre la toile.Alors poe exchange rate rentrer dans le moule après avoir passé plus de 15 ans à tapiner, je ne l'envisage pas.
"En se prostituant, il y a une volonté d'être un peu marginale.
J'ai une utilité sanitaire et sociale, surtout que nous sommes dans une bulle de non-jugement et de non-performance.
Non, si l'on en juge l'anonymat qu'elle requiert pour témoigner dans cet article.
Adopté en 2013 à l'Assemblée nationale, ce texte prévoyait d'abroger le délit de racolage et d'instaurer la pénalisation des clients.
Il est très difficile en effet pour Mylène d'avoir une vie de couple.
"Je ne sais pas si ça vaut le coup de continuer si l'activité n'est plus rentable.
Car il faut bien se rendre compte que le travail sexuel englobe beaucoup de champs humain.Si l'on fait respecter des règles comme l'interdiction de la sodomie ou du fait d'embrasser, c'est justement parce que nous sommes nombreuses, que nos studios sont regroupés, que l'on a des alarmes."C'est sûr, cela va dégrader le milieu", résume-t-elle, furieuse contre une "loi sans queue ni tête".En 15 ans, jamais personne ne m'a contraint à faire quoi que ce soit."Au-delà de l'acceptation de mon activité, ce serait très délicat pour mon éventuel petit copain qui pourrait être taxé de proxénétisme si on me cherchait des problèmes.Dans l'est parisien, "les marcheuses" chinoises sont contraintes de se prostituer "pour manger et pour rembourser les passeurs"."Je préfère la rue d'abord pour son mode de prospection."Je n'en parle pas pour protéger mon entourage de l'opprobre qui est jetée sur cette activité.Si les bois parisiens restent des lieux importants de prostitution, des zones en bordure de forêts de banlieue se sont développées.


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