Et, si la loi est votée, ce qui est probable, ce sera du bout des lèvres.
Ainsi un Eric Ciotti votera «pour» quand un Bernard Debré se veut réservé.
Maud Olivier, rapporteure PS de la proposition de loi, à l'Assemblée mardi.A la demande du groupe Europe Ecologie-les Verts, le texte sera finalement soumis à un vote solennel le 4 décembre.Pour ou contre la pénalisation des clients?Seule une députée PS a officiellement fait part de son désaccord, la présidente de la commission des affaires sociales, Catherine Lemorton, dans une tribune à Mediapart.Ils se sont mobilisés contre la proposition de loi Benbassa et auront exercé un chantage en conditionnant la dépénalisation du racolage à la pénalisation des clients.Mais pas toujours dans le bon sens.Malgré les efforts de la ministre pour défendre publiquement une réforme quelle compare «à labolition de lesclavage» et tenter de convaincre en privé ses propres rangs de la nécessité de se positionner «pour lélan ny est pas.Elle se dit «très confiante» sur le vote la semaine prochaine, mais reconnaît avoir dû affronter, au PS aussi, «lidée que la prostitution était nécessaire à la société».Celle-là même qui sapprête à voter à lAssemblée nationale la proposition de loi «de lutte contre le système prostitutionnel» ce soir ou, plus probablement, pour cause dembouteillage législatif, vendredi.Cela a signifié prendre le risque de se rendre visibles auprès des médias, de sexposer malgré les réticences de nos familles et de nos proches, dêtre identifiés et discriminés dans la vie de tous les jours, risque que les prohibitionnistes nencourent pas quand eux passent.Cela a signifié perdre des journées de travail, décrire aux parlementaires, de se rendre à des auditions, de préparer des pétitions et des manifestations.
Sergio Coronado, député des Français de létranger, a tenu la semaine dernière une réunion à lAssemblée en compagnie des plus fervents opposants à cette loi que sont les travailleurs du sexe revendiquant la prostitution choisie.
Cest nous qui aurions subi un statut "dinadaptée sociale" renforcée par cette loi, puisque notre consentement à avoir des rapports sexuels avec nos clients aurait été considéré invalide, comme celui des mineurs de moins de 15 ans.
Elle ne veut plus sexprimer depuis.
Jencourage tous(tes) les travailleurs(ses) du sexe à se syndiquer et sorganiser pour améliorer leurs conditions de travail et de vie.Chez les socialistes, le sujet est très sensible.De son côté, le gouvernement naura pas beaucoup aidé le texte.Najat Vallaud-Belkacem espérait que ce texte dépasse les clivages politiques.François de Rugy, président du groupe écologiste, considère que le PS a «tout fait pour que ce texte ne fasse pas lobjet du véritable escorts nevers débat quil méritait».A droite, lUMP dispose dun fervent défenseur de la loi en la personne de Guy Geoffroy.Les députés doivent immédiatement mettre à lordre du jour de lAssemblée la PPL Benbassa pour dépénaliser le racolage public.Cest un sujet assez générationnel.A 165 voix contre 44, ils se sont prononcés pour le rétablissement du délit de racolage passif ainsi que la dépénalisation des clients de travailleurs sexuels, alors même que la pénalisation du client était une mesure phare du texte.Nous avions été ignorés par les députés qui nous ont considérés, faux chiffres à lappui, comme une minorité que lon pouvait sacrifier devant lautel de la lutte contre la traite, prétexte politique, puisque la pénalisation des clients serait contre-productive contre le travail forcé et lexploitation.Lautre volet, la pénalisation du client ne fait pas non plus franchement lunanimité dans les rangs de lUMP.La commission du Sénat a rejeté la pénalisation des clients de prostitués (E.


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